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Je viens de terminer ce livre spirituel « Aime et fais ce que tu veux » de Cedric Anastase, un prêtre du diocèse de Paris.
Ce livre a été offert à mon fils pour sa confirmation en début d’année.
Laissé de côté (vous connaissez les ados et leur passion pour la lecture..) j’ai profité du temps que j’avais pendant le confinement pour m’y plonger.
En réalité cet ouvrage s’adresse plutôt aux parents et aux éducateurs donc peut-être un peu moins accessible aux jeunes...quoique...le fait de donner la parole à un jeune de 16 ans pour « l’avant-propos » fut une excellente idée pour les captiver dès le départ.
Il répond aux problématiques suivantes :
Comment permettre aux jeunes de devenir des adultes libres, responsables et heureux ? De quoi ont-ils soif ? Que voulons-nous leur transmettre ?
J’ai apprécié que l’ensemble des réflexions abordées soient accompagnées d’exemples concrets avec de nombreux témoignages (que j’ai d’ailleurs surlignés pour que mon fils puisse les lire en sautant le blabla spi auquel il n’aurait pas forcément accroché).
Dans cet ouvrage, il est surtout question de nous donner des clés pour accompagner et former nos jeunes à la conscience morale, et cela avec l’appui de la pédagogie de Saint Don Bosco.
Les différents témoignages étaient très intéressants.
La première partie est plus théorique mais la plupart des propos est illustrée d’exemples concrets ou d’anecdotes.
Même si mes garçons n’ont lu principalement que les témoignages, ce livre a été un point de départ de nos conversations autour de la conscience morale notamment sur le pourquoi il ne faut pas céder ou être aveuglé au choix de la facilité et savoir « agir en conformité avec ce que nous sommes».
L’auteur nous donne aussi de bonnes pistes pour nous apprendre à mieux communiquer avec nos enfants, nous parle du bienfait de la méthode « préventive » plutôt que la méthode « répressive » pour « réveiller chez le jeune l’attrait natif pour le bien qui l’habite » et ce, même aux plus récalcitrants.
« L’enjeu est réellement que les enfants n’obéissent pas par crainte de la sanction mais par amour du bien »
La seconde partie du livre relate plus précisément de la méthode éducative de Don Bosco et de son application aujourd’hui. 
Le père Anastase insiste sur l’affection à donner au jeune, élément clé pour son éducation.
« Il ne suffit que les jeunes soient aimés, disait don Bosco, mais qu’ils se sachent aimés.»
Voilà cette lecture fut pour moi un bon moment de réflexion et dans mon fort intérieur j’espère pouvoir agir au mieux pour guider mes enfants vers le bon chemin et les aider « à identifier leurs axes de progression ».
Comme énoncé dans le livre, l’enjeu véritable est pour nous de leur transmettre les bonnes vertus pour leur stabilité future, leur donner goût au Bien car « le bien fait du bien tant à celui qui en est le bénéficiaire qu’à celui qui le réalise »(réf à la pédagogie scout) et qu’ils puissent ainsi choisir plus tard la bonne voie selon leur propre conscience morale en se posant les bonnes questions.
Mère Teresa recommandait à ses sœurs qui s’occupaient des misérables : « Ne laissez jamais quelqu’un venir à vous et repartir sans être plus heureux. » Tout éducateur devrait s’inspirer de cette phrase pour son action éducative. Quoi de plus réjouissant pour un jeune que d’expérimenter qu’il a de la valeur, qu’il est aimé et donc aimable et qu’il est capable de faire de belles choses ?
Il y a des passages comme ceux là qui m’ont touché et je vais désormais m’essayer de leur dire plus souvent dans des moments de doutes ou d’épreuves : « Tu as du prix à mes yeux et je crois en toi ».